860 euros suffisent-ils pour votre pension d'indépendant ?

Les Belges sont-ils des pessimistes notoires ? Pas moins de trois compatriotes sur quatre pensent qu'ils percevront une pension trop faible pour pouvoir vivre à l'abri des soucis financiers. Les jeunes ont une vision encore plus sombre de l'avenir. Parmi eux, 80 % craignent les difficultés financières et s'inquiètent pour leurs vieux jours. Le Belge estime que plus tard, il aura besoin d'une pension d'environ 1.615 euros par mois. Alors que l'indépendant moyen peut compter sur une pension moyenne de 860 euros. Il est donc grand temps de prendre le taureau par les cornes et de constituer vous-même un capital pension complémentaire,


Nous, les Belges, ne sommes pas préparés financièrement à la pension

Seuls 13 % de la population a un plan financier qui calcule combien elle doit mettre de côté pour pouvoir vivre confortablement ensuite. La planification successorale n'est pas non plus très courante chez monsieur Tout-le-Monde. À peine 15 % de nos compatriotes ont déjà établi un testament. Même chez les personnes de plus de 65 ans, ce pourcentage est encore inférieur à 30 %. Et seuls 9 % ont déjà fait don d'une partie de leur patrimoine.


« Nous pouvons résoudre le problème avec l'argent de notre compte courant ou d'épargne », semblent penser les Belges. Ils y parquent la majorité de leurs actifs, sans se rendre compte que cela comporte des risques. En raison des faibles taux d'intérêt, le capital peut ne pas croître suffisamment pour servir de réserve financière pendant la pension. Pire encore, comme l'inflation dépasse le taux d'intérêt, l'argent perd même de la valeur. Et quand il s'agit d'investir, en raison d'un manque de confiance en l'avenir, le Belge continue de briller par sa frilosité.

Les indépendants et leur pension : encore quelques chiffres bruts

  • En moyenne, un indépendant prend sa pension 5 ans plus tard qu'un salarié.
  • Près de 1 indépendant sur 10 est toujours actif après 65 ans ou après une carrière professionnelle de 45 ans.
  • Ces dernières années, le nombre d'indépendants qui continuent à travailler après la pension a progressé d'un tiers.

Que pouvez-vous faire pour tout de même profiter d'une pension confortable ?

Pour répondre à cette question, vous devez d'abord aborder un tas d'autres interrogations. De combien aurez-vous besoin plus tard pour maintenir votre niveau de vie ? De quelles sources de revenus disposerez-vous en plus de votre pension légale, ce que l'on appelle le « premier pilier » ? Pouvez-vous recourir à des prestations de pension extralégales, à des revenus immobiliers ou à des placements ? Combien devez-vous encore constituer afin d'éviter de vous retrouver au plus bas en matière de pension ? Pouvez-vous atteindre ce montant ? Une fois toutes ces questions réglées, vous pouvez choisir la façon d'atteindre cet objectif.



Le premier pilier, la pension légale pour les indépendants, est insuffisant pour maintenir un niveau de vie confortable. La solution passe par des deuxième et troisième piliers solides : des formules qui vous permettent de constituer vous-même un capital complémentaire que vous toucherez à votre pension. Autres avantages : en épargnant pour votre pension, vous réduisez vos impôts et vos cotisations sociales. Vous pouvez en effet déduire les primes comme frais, alors qu'en réalité elles vous appartiennent. Quel était le proverbe déjà ? Ah oui : « faire de nécessité vertu ».


Toutes les solutions fiscalement intéressantes sont examinées ci-dessous, par ordre décroissant d'avantage fiscal. Autrement dit, vous commencez votre constitution de pension par la première option, la PCLI. Vous y atteignez le plafond de votre économie d'impôt et vous souhaiteriez garder encore davantage de poires pour la soif ? Il vous suffit de continuer la liste.




La PCLI : la base la plus solide de votre pension libre complémentaire

Une pension libre complémentaire pour indépendants est tout simplement indispensable. Cette solution vous permet d'élever votre pension au niveau de celle d'un employé. JVous pouvez verser jusqu'à 8,17 % de votre revenu dans ce plan de pension, avec un maximum de 3.187,04 euros (en 2018). En économisant sur vos impôts et vos cotisations sociales, vous récupérez jusqu'à 64 % de votre prime. La PCLI est donc la solution la plus avantageuse fiscalement pour votre pension complémentaire.


Vous pouvez également opter pour une PCLI sociale. Dans ce cas, vous épargnez non seulement pour un capital pension supplémentaire, mais vous bénéficiez également immédiatement d'une assurance contre l'incapacité de travail. Dans cette formule, vous pouvez verser jusqu'à 9,40 % de votre revenu, avec un maximum de 3.666,85 euros (en 2018). De cette façon, vous êtes assuré de bénéficier de plus d'avantages, de plus de pension et de plus de protection.


Les versements dans votre PCLI et PCLI sociale sont donc déduits de votre revenu imposable. Cela réduit le montant sur lequel vos cotisations sociales futures sont calculées et vous permet donc de réaliser de belles économies. De plus, vous ne payez aucune taxe sur les primes.

En savoir plus sur la PCLI et la PCLI sociale

EIP : pour les dirigeants d'entreprise ayant une société

L'engagement individuel de pension est exclusivement destiné aux dirigeants d'entreprise ayant une société. Ce qui est logique, car l'entreprise paie la prime et la déduit de l'impôt des sociétés. Ainsi, votre entreprise peut récupérer de 20 à 30 % de la prime.


Un EIP est particulièrement intéressant en complément à votre PCLI. Par le biais de ce que l'on appelle les « backservices » (primes de rattrapage en français), vous pouvez prendre un sérieux départ et ainsi rattraper les années pendant lesquelles vous n'avez pas épargné pour votre pension. Vous pouvez également combiner la solution avec des couvertures complémentaires en cas d'incapacité de travail et de décès, ce qui vous permet de bénéficier d'un avantage fiscal et d'une protection encore plus importants.


Lors du calcul de la prime, vous devez tenir compte de ce que l'on appelle la « règle des 80 % ». Elle implique que votre pension n'excède pas 80 % de votre revenu obtenu pendant votre carrière.

Plus d’infos sur l’EIP

Épargne pension individuelle : aussi simple qu'accessible

Le principe est simple : il vous suffit de constituer un capital pension à raison d'une prime maximale annuelle fixe de 960 euros. Les primes donnent droit à une réduction fiscale de 30 %. L'épargne pension individuelle est envisagée en complément de votre PCLI et éventuellement de votre EIP.

Plus d’infos sur l’épargne-pension individuelle

Au pied du podium : l'épargne à long terme

Dans le classement des solutions de pension fiscalement intéressantes, l'épargne à long terme arrive en quatrième position, après la PCLI, l'EIP et l'épargne pension individuelle. Vous utilisez donc cette solution lorsque les trois précédentes se heurtent à leur plafond fiscal.


Tout comme l'épargne pension individuelle, l'épargne à long terme est une formule simple. Vous économisez en fonction de vos revenus, à raison d'un maximum d'environ 2.300 euros par an, et vous bénéficiez d'une réduction fiscale de 30 % sur le montant épargné. Mais il y a un hic : vous ne bénéficiez d'aucun avantage fiscal si vous avez contracté un prêt hypothécaire avant 2015 tout en bénéficiant pleinement du bonus logement fédéral.

Plus d’infos sur l’épargne à long terme

La CPTI : pour les indépendants sans société

La convention de pension pour travailleurs indépendants est une toute nouvelle formule.lle n'est apparue qu'au printemps 2018, afin de permettre aux indépendants sans société de bénéficier également des avantages de l'EIP.. Ainsi, les entreprises personnes physiques et les professions libérales peuvent également garder une poire pour la soif supplémentaire et bénéficier d'une réduction fiscale de 30 %. Elles doivent néanmoins également se conformer à l'inexorable règle des 80 %.

Plus d’infos sur la CPTI

La première étape dans la préparation de votre retraite : prendre rendez-vous

Vous profitez déjà de toutes ces options ? Encore d’autres options s’offrent à vous. Vous pouvez vous constituer encore plus de capital à l’aide des assurances-vie non-fiscales, à souscrire à titre privé ou par la firme.


Vous voyez que le paysage des pensions est un vrai labyrinthe, et il vous faut quelqu’un pour y trouver le chemin. Demandez le conseil de votre expert chez Xerius. Il serait ravi de vous aider à trouver les formules qui vous conviennent le mieux. N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations.