Arrêter en tant qu'indépendant est-il le bon choix?

Arrêter votre activité indépendante est – tout comme lancer votre entreprise - une décision qui change votre vie. C'est pourquoi il est important d'examiner le nœud de tous les côtés avant de le trancher.

Arrêter ? Ou vous avez d’autres options ?

Avant de prendre une décision définitive, il est préférable de savoir que vous pouvez également faire un petit saut latéral malin dans votre existence d’indépendant. Vous trouverez toutes les informations à ce sujet ici. Nous scindons les chemins que vous pouvez emprunter selon les raisons possibles pour lesquelles vous arrêtez en tant qu’indépendant.




Vous arrêtez parce que vous recommencez à travailler comme salarié(e)

Dans ce cas, votre statut change : d’indépendant(e) à titre principal à salarié(e). Mais il peut aussi être très intéressant de passer indépendant à titre complémentaire, pour continuer ainsi de vivre de votre passion.


Quels sont les avantages de ce pas de côté ?

  • Vous prenez moins de risques. Vous pouvez en effet toujours compter sur les revenus de votre profession principale.
  • Vous pouvez toujours déduire les frais professionnels de vos impôts. Vous n’aurez donc pas à supporter ces coûts en privé.
  • Vous gagnez un beau montant complémentaire.



Vous arrêtez parce que vous prenez votre retraite

Vous voulez profiter de votre repos bien mérité, et vous avez tout à fait raison. Mais saviez-vous que vous pouvez rester indépendant même après l’âge légal de la retraite ? Pour certains, c’est une nécessité, car leur pension ne suffit pas pour joindre les deux bouts. Mais la motivation peut aussi être positive : parce que vous pouvez continuer à gagner de l’argent en faisant ce que vous aimez.


Vous voulez continuer à travailler plus longtemps sans prendre votre retraite ? Vous devrez en faire la demande à votre commune de résidence, à l’INASTI ou sur www.demandepension.be.


Vous voulez continuer à travailler plus longtemps tout en bénéficiant déjà d’une pension ? Vous devrez le signaler dans votre demande de pension, donc à votre commune de résidence, à l’INASTI ou sur www.demandepension.be. Dites-leur immédiatement si vous continuez à travailler en tant qu’indépendant(e), aide indépendant(e), salarié(e) ou fonctionnaire.

Une règle d’or :

En restant indépendant(e) après l’âge de la retraite, vous payez des cotisations sociales à taux réduit. Cependant, vous n’accumulez pas de droits de pension supplémentaires. Si vous décidez de payer volontairement davantage, vous pourrez compléter les éventuelles périodes manquantes de votre carrière et ainsi bénéficier d’une pension complète.

Vous faites faillite

Dans ce cas de figure, ce n’est pas de votre plein gré que vous mettez un terme à vos activités. Le curateur vous aidera à prendre les mesures nécessaires.


Ne vous découragez pas. Les entrepreneurs sont toujours plus nombreux à reprendre un bon départ après une faillite. Beaucoup se tournent vers Dyzo, le centre d’information pour les indépendants flamands qui veulent sauver leur entreprise, bien gérer une faillite ou prendre un nouveau départ après un échec. Des bénévoles spécialisés vous viennent en aide, gratuitement et en toute discrétion, sur les plans économique, juridique et psychologique. Les conseils de Dyzo sont réellement précieux, ainsi que le montrent les chiffres : 55% des entrepreneurs qui consultent Dyzo sont toujours en activité deux ans plus tard.




Vous mettez un terme à votre activité car elle n’est pas financièrement viable

Pour un indépendant, les dettes sont un fardeau très pénible. Pourtant, des chiffres dans le rouge ne doivent pas vous contraindre à vous accrocher à votre existence d’indépendant(e). Vous pouvez, par exemple, procéder à une analyse de vos dettes avec votre comptable. Vous employez du personnel ? Le système de chômage technique peut alors offrir une solution.


Xerius peut également vous aider à vous ménager un ballon d’oxygène financier. En voici quelques exemples :

  • vos revenus sont-ils inférieurs à ceux d’il y a trois ans ? Vous pouvez alors diminuer vos cotisations sociales en introduisant une demande de réduction.
  • Vous êtes dans une mauvaise passe, mais elle est temporaire ? Dans ce cas, vous pouvez demander une exonération de cotisations sociales pour certains trimestres.  Attention, vous n’accumulez pas de droits à la pension pour ces périodes. Vous pourrez rattraper votre retard ultérieurement, en payant pour les trimestres qui ne sont pas encore prescrits.



Vous cessez votre activité parce que vous êtes en incapacité de travail

Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. Dans ce cas de figure, contactez Xerius pour obtenir de l’aide. Vous pourrez ainsi éventuellement – c'est-à-dire après approbation de votre demande par l’INASTI – bénéficier d’une assimilation pour maladie. Vous serez alors dispensé(e) du paiement des cotisations sociales durant votre incapacité de travail, tout en conservant vos droits sociaux. Si ultérieurement, vous êtes à même de travailler à nouveau, il vous suffira de reprendre le fil de vos activités.





Pouvez-vous conclure que l'arrêt est le bon choix?

Lisez tout ce que vous devez mettre en ordre et comptez sur l'aide de Xerius.

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