annevandamme_fr.jpg Infobulle de l'image : Anne Van Damme Coiffeuse Affiliée depuis 2008
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Créer un commerce en Belgique : le guide par étapes

Vous rêvez d’ouvrir votre boutique, un concept-store, un restaurant ? Une aventure passionnante ! De l’idée à l'ouverture de vos portes, découvrez comment créer votre commerce en toute sérénité.

Cette page résumée pour vous

  • Votre inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) n’est pas une option. Elle doit être validée avant de vendre votre tout premier article.
  • En Belgique, le bail classique (le fameux 3-6-9) vous engage sur le long terme. Ne signez rien sans y insérer une clause suspensive liée à l'obtention de vos permis d'urbanisme ou d'environnement.
  • Bonne nouvelle si vous vous lancez en Wallonie ou en Flandre : les connaissances de gestion de base et les accès à la profession ne sont plus exigés pour démarrer. Seule la région de Bruxelles-Capitale demande encore ces justificatifs.
  • Des aides financières régionales existent pour les créateurs de commerce : primes en Wallonie et à Bruxelles, microcrédits, prêt Coup de Pouce.
  • En tant que guichet d'entreprises agréé et caisse d'assurances sociales, Xerius règle vos deux principales obligations légales en une seule fois.

Quelles sont les étapes pour ouvrir un commerce en Belgique ?

Ouvrir les portes d'un magasin physique demande un peu plus de préparation que de lancer un business en ligne. Entre la recherche du bon emplacement, la négociation du bail, le respect des normes de sécurité et les démarches administratives, il est facile de s’y perdre.

Pour vous éviter les coups de stress, voici les 12 étapes logiques pour structurer votre projet.

Les 12 étapes pour créer un commerce physique en Belgique

(* = étapes gérées directement par Xerius)

#

Étape

Spécificité commerce physique

Qui contacter

1

Valider l'idée et étudier le marché local

Analyse de la zone de chalandise, flux piétonniers, concurrence de quartier

Agences régionales (hub.brussels, SPW), consultant local

2

Rédiger le business plan et les prévisions financières

Intégrer le loyer, l'agencement, le stock initial et les charges fixes du local

Dexxter / expert-comptable

3

Choisir le statut juridique

La SRL protège votre patrimoine si le fonds de commerce a de la valeur

Xerius / notaire

4

Trouver et sécuriser le local commercial

Bail commercial 3-6-9, dépôt de garantie, clauses d'affectation, conformité PMR

Agent immobilier / notaire

5

Obtenir les autorisations sectorielles

À Bruxelles et en Wallonie, certaines activités exigent une compétence entrepreneuriale ou une autorisation spécifique

Bruxelles Économie et Emploi / Xerius

6

Demander les permis nécessaires

Permis d'urbanisme si travaux ; permis d'environnement si activité classée

Commune / Région

7*

S'inscrire à la BCE via un guichet agréé

Obligatoire avant tout début d'activité

8*

S'affilier à une caisse d'assurances sociales

Cotisations sociales dues dès le premier jour d'activité

9

Obtenir un numéro de TVA

Enregistrement de votre numéro d'entreprise auprès du fisc

Xerius (ou SPF Finances)

10

Aménager le local et se conformer aux normes

Sécurité incendie, accessibilité PMR, normes sanitaires AFSCA selon l'activité

Commune / AFSCA / service incendie

11

Mettre en place la gestion et la caisse enregistreuse

Caisse certifiée obligatoire dans l'horeca ; système POS recommandé en commerce de détail

12

Communiquer et lancer l'ouverture

Vitrine, réseaux sociaux, Google Business Profile, presse locale, inauguration…

Vos partenaires locaux / Presse

Comment réaliser une étude de marché avant d'ouvrir son commerce ?

Pour un commerce de détail ou un espace de restauration, l'emplacement physique est le poumon de votre rentabilité. Une bonne idée dans la mauvaise rue fonctionnera rarement. Votre étude de marché doit donc se concentrer sur le terrain :

  1. Analysez votre secteur 
    Quelle est la santé économique de votre activité ? Existe-t-il une demande croissante ou déclinante pour ce type de commerce dans votre ville ? Les données de Statbel (Institut belge de statistique) sont de bonnes sources de départ.
  2. Dessinez votre zone de chalandise 
    C'est le périmètre géographique d'où proviendront vos clients (à pied ou en voiture). Pour une boulangerie de quartier, on calcule souvent un rayon de 500 mètres. Pour un magasin spécialisé, cela peut s'étendre à toute une province.
  3. Mesurez le flux piétonnier 
    Ne croyez pas le propriétaire sur parole. Installez-vous devant le local à différentes heures de la journée, en semaine et le samedi. Observez, comptez les passants. Regardent-ils les vitrines ? Sont-ils pressés (sortie de gare) ou en lèche-vitrine ?
  4. Analysez les voisins (et concurrents) 
    La présence de concurrents n'est pas forcément une mauvaise chose, elle prouve que le marché existe. L'important est de repérer les "commerces locomotives" (comme un supermarché ou une grande enseigne) qui attirent naturellement du monde dans votre future rue.

Bon à savoir 
Les agences régionales peuvent vous accompagner gratuitement : le FOREM et le SPW Économie en Wallonie, hub.brussels à Bruxelles. Consultez aussi les outils en ligne comme Google Trends pour évaluer les tendances de recherche autour de votre activité.

Quel statut juridique choisir pour ouvrir un commerce en Belgique ?

C'est le choix qui va déterminer votre fiscalité et, surtout, la sécurité de votre patrimoine privé. Trois options s'offrent à vous :

  • L'entreprise individuelle (en nom propre) : Rapide, gratuite et sans capital minimum. C'est parfait pour tester votre concept à moindres frais, mais attention : vos biens personnels (maison, économies) ne sont pas protégés en cas de dettes.
  • La SRL (Société à Responsabilité Limitée) : Le meilleur choix pour les commerçants. Elle protège votre patrimoine privé : si l'entreprise coule, vos biens propres sont à l'abri. Idéal si vous investissez beaucoup dans l'aménagement ou le stock.
  • La SA (Société Anonyme) : Réservée aux gros projets, comme le lancement d'une franchise, d'un réseau multi-boutiques ou si vous levez des fonds importants auprès d'investisseurs.

L'alternative : racheter un commerce existant

Plutôt que de partir de zéro, vous pouvez reprendre une affaire qui tourne. Soit en rachetant le fonds de commerce (le stock, le matériel, le nom et les clients), soit en rachetant directement les parts de la société. L'avantage ? Vous encaissez du chiffre d'affaires dès le premier jour, sans attendre la fin de longs travaux.

Entreprise individuelle ou SRL : pas sûr du meilleur choix pour votre commerce ?

Ne prenez pas de risques avec votre patrimoine privé. Nos experts Xerius analysent votre projet et vous aident à choisir le statut le plus sûr, et le plus avantageux pour vous.

Comment trouver et sécuriser un local commercial en Belgique ?

Le local, c'est souvent la partie la plus excitante et la plus risquée du projet. Un bon emplacement peut propulser votre boutique ; un bail mal négocié peut vite vous asphyxier. Voici les règles d'or pour vous protéger.

Les spécificités du bail commercial belge (la règle du 3-6-9)

Le bail commercial (loi de 1951) est très protecteur pour le commerçant, mais il vous engage sur le long terme :

  • 9 ans minimum : C'est la durée légale obligatoire de départ.
  • Sortie tous les 3 ans : En tant que locataire, vous pouvez casser le bail tous les 3 ans (les périodes "triennales") en envoyant un préavis de 6 mois par huissier ou acte notarié.
  • Le propriétaire est lié : Il ne peut pas vous donner congé avant les 9 ans, sauf motifs exceptionnels (comme de gros travaux ou s'il veut occuper le bien lui-même). À la fin du bail, vous avez un droit de renouvellement prioritaire.
  • La garantie locative : Contrairement aux baux d'habitation, la loi ne fixe aucun plafond. En pratique, attendez-vous à bloquer entre 3 et 6 mois de loyer sur un compte de garantie bancaire.

Et si vous lancez une boutique éphémère (pop-up) ?

La règle du bail de 9 ans est la même partout en Belgique. En revanche, si vous préférez tester votre concept sur une courte période, chaque région (Wallonie, Bruxelles, Flandre) possède ses propres règles pour les baux de courte durée (1 an maximum).

Les conditions de renouvellement et de fin de contrat varient d'un côté à l'autre de la frontière linguistique. Pensez à vérifier la législation locale avant de signer pour un pop-up !

Quatre points à vérifier absolument avant de signer

Ne foncez pas tête baissée sur un coup de cœur sans avoir vérifié ces éléments dans votre contrat :

  1. L’affectation urbanistique : Vérifiez auprès de la commune que le local est bien enregistré pour du commerce. Si c'est un ancien logement, il vous faudra une autorisation officielle pour changer sa destination (changement d'affectation), ce qui peut prendre de longs mois.
  2. L'accessibilité PMR : Si vous recevez du public, votre local doit être accessible aux personnes à mobilité réduite. En cas de rénovation, la mise aux normes est obligatoire. Prenez les devants auprès de l'AVIQ (Wallonie) ou de PHARE (Bruxelles).
  3. Le partage des travaux : Qui paie quoi ? Légalement, les grosses réparations (toiture, murs) sont pour le propriétaire. Mais les contrats de bail commercial font souvent sauter cette règle pour tout mettre à la charge du locataire. Faites relire votre bail par un professionnel !
  4. Les pièges sur le renouvellement : Méfiez-vous des clauses magiques où le propriétaire essaie de vous faire renoncer à votre droit de renouvellement après 9 ans. C'est souvent illégal, mais mieux vaut l'éviter dès le départ

Le petit plus administratif : Vous pouvez parfaitement domicilier le siège social de votre entreprise directement à l'adresse de votre boutique. C'est gratuit, pratique, et ça vous évite de devoir utiliser votre adresse privée !

Quelles normes et autorisations sont spécifiques aux commerces physiques ?

Ouvrir une boutique ou un restaurant impose des règles de sécurité, d'hygiène et d'urbanisme qui ne concernent pas les e-commerces ou les prestataires de services en ligne. Ces obligations dépendent de votre secteur et de votre région.

Obligations et autorisations spécifiques aux commerces physiques en Belgique

Obligation

Concerne

Organisme compétent

Obligatoire ?

Tout indépendant ou société avant démarrage

Guichet agréé Xerius

Oui, avant tout début d'activité

Conditions d'accès à la profession

Commerce de détail, horeca, alimentation, services...

SPF Économie / guichet Xerius

Oui en Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie, selon l'activité

CA prévu > 25 000 €/an

Xerius

Oui, si seuil dépassé

Bail commercial 3-6-9

Location d'un local commercial

Propriétaire + notaire

Oui si local loué

Permis d'urbanisme

Travaux, changement d'affectation

Commune

Oui si travaux ou changement

Permis d'environnement

Activités classées (bruit, déchets, produits dangereux)

Région (SPW en Wallonie, BIM à Bruxelles)

Selon l'activité

Agrément AFSCA

Tout commerce manipulant des denrées alimentaires

Oui : alimentation

Caisse enregistreuse certifiée (SCE)

Établissements horeca avec service de repas

SPF Finances (module GKS/FDM)

Oui : horeca

Normes sécurité incendie

Tout local ouvert au public

Service incendie communal

Oui : tous commerces

Accessibilité PMR

Locaux recevant du public lors de travaux

AVIQ (Wallonie) / PHARE (Bruxelles)

Oui : nouveaux locaux ou rénovation

Tout commerçant indépendant

Xerius : caisse sociale

Oui, avant démarrage

Assurance RC professionnelle

Tous commerces (obligatoire dans certains secteurs)

Assureur (à choisir)

Oui pour certains secteurs

Un doute sur les termes ? On décrypte tout ça :

  • L'accès à la profession : La connaissance de gestion de base a été supprimée dans les 3 régions (Wallonie, Bruxelles et Flandre). En revanche, certaines activités restent soumises à une preuve de compétences professionnelles en Wallonie et à Bruxelles. Si vous ouvrez dans l'une de ces deux régions, Xerius vérifie ces conditions avant de valider votre dossier.
  • L'essentiel sur l'AFSCA : Dès que vous touchez à de la nourriture (épicerie, boulangerie, restaurant, traiteur), l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire entre en jeu. Selon votre cas, une simple notification gratuite suffit ou un agrément complet après contrôle de vos cuisines est exigé.
  • La fameuse "caisse Horeca" (GKS / SCE) : Si vous ouvrez un établissement horeca et que vous y servez des repas, vous devez obligatoirement installer un Système de Caisse Enregistreuse certifié par le SPF Finances (le "boîtier noir"). Pensez à l'intégrer dans votre budget de départ !
  • Permis d’exploitation vs permis d’environnement : Ne les confondez pas. Le permis d'exploitation est une autorisation purement communale pour ouvrir un lieu public. Le permis d'environnement est régional : il s'impose si votre activité fait du bruit (musique, extracteur), génère des déchets spécifiques ou utilise des produits classés dangereux.
  • PMR : Personnes à Mobilité Réduite. Tout espace ouvert au public doit être accessible : largeur minimale des portes, absence de marches ou présence d'une rampe, espace de circulation suffisant en caisse. En cas de construction neuve ou de rénovation importante, la mise aux normes est obligatoire.

Important à savoir

Ne signez jamais votre bail commercial à l'aveugle en pensant régler les permis plus tard. Consultez votre commune ET votre région avant de vous engager : l'obtention d'un permis d'urbanisme ou d'environnement prend généralement entre 2 et 12 semaines.

Quelles formalités administratives pour créer un commerce ? Les démarches obligatoires

Une fois votre local sécurisé et vos permis communaux en poche, vous devez impérativement régler trois formalités légales avant d'ouvrir vos portes au public.

1. L'inscription à la BCE et l'affiliation sociale

Pour vous simplifier la vie, Xerius regroupe vos deux premières démarches obligatoires en une seule fois :

  • L'inscription à la BCE : C'est l'acte de naissance de votre commerce. Sans numéro d'entreprise, impossible de facturer, d'acheter du stock ou de signer un contrat. Si vous ouvrez à Bruxelles, notre guichet agréé en profite pour valider vos accès à la profession obligatoires.
  • L'affiliation à notre caisse d'assurances sociales : Indispensable dès le premier jour pour activer vos droits à la pension, au remboursement des soins de santé et aux allocations familiales. En tant que starter en activité principale, comptez une cotisation forfaitaire minimale d'environ 460 euros par trimestre.

Contactez un conseiller Xerius

2. L'activation de votre numéro de TVA : le choix du régime

Tout commerçant est par définition assujetti à la TVA. Lors de votre inscription via Xerius, vous devrez choisir entre deux formules selon vos prévisions financières :

  • Le régime normal (obligatoire si votre CA prévu dépasse 25 000 €/an) 
    Vous facturez la TVA à vos clients et vous la reversez à l'État. En contrepartie, vous récupérez la TVA sur tous vos achats professionnels (aménagement du magasin, matériel, électricité). C'est le choix le plus logique pour un commerce physique qui a beaucoup de frais de départ.
  • Le régime de la franchise de taxe (si votre CA reste sous 25 000 €/an) 
    Vous ne facturez pas de TVA sur vos tickets de caisse, ce qui vous rend très compétitif auprès des particuliers (B2C). Le revers de la médaille ? Vous ne pouvez récupérer aucune TVA sur vos frais et vos stocks.

Attention : Même sous le régime de la franchise TVA, vous restez assujetti. Vous devez obligatoirement déposer un listing clients annuel et être capable de recevoir des factures électroniques légales.

3. L'ouverture d'un compte bancaire professionnel

C'est une obligation légale pour séparer strictement vos dépenses privées des finances de votre commerce. Cela simplifie la vie de votre comptable et vous évite de mauvaises surprises en cas de contrôle fiscal. Notre partenaire Belfius propose des packages sur mesure parfaitement adaptés aux terminaux de paiement des commerçants.

Nouveauté 2026 : la facturation électronique obligatoire

Si votre commerce compte parmi ses clients d'autres professionnels (B2B), vous devez impérativement vous équiper. Depuis le 1er janvier 2026, la loi impose l’échange de factures électroniques structurées via le réseau sécurisé Peppol. Les simples PDF par e-mail ne sont plus légaux entre entreprises.
Pour vous mettre en conformité sans prise de tête, nos outils intégrés comme OkiOki ou l'application Dexxter gèrent le format Peppol automatiquement.
 

Prêt à donner vie à votre commerce ?

Ne vous perdez pas dans les formulaires. Xerius s'occupe de votre inscription à la BCE, de votre dossier TVA et de votre couverture sociale en un clin d’oeil. Simple, rapide et 100 % en ligne.

Comment financer l'ouverture de son commerce et quelles aides existent en Belgique ?

Ouvrir un point de vente physique demande un investissement de départ conséquent. Avant de frapper à la porte des banques, vous devez poser des chiffres réalistes sur votre plan de financement.

  • Le loyer mensuel (très variable selon la zone : de quelques centaines d'euros en zone rurale à plusieurs milliers dans un centre commercial bruxellois)
  • Le dépôt de garantie (généralement 3 à 6 mois de loyer)
  • L'aménagement et la décoration du local (de 5 000 € pour un aménagement minimal à 50 000 € et plus pour un espace premium)
  • Le stock initial
  • Le fonds de roulement : prévoyez au minimum 6 mois de charges fixes pour absorber les premiers mois sans bénéfice
  • Les frais administratifs : guichet, éventuellement notaire pour la constitution en société, caisse enregistreuse certifiée si horeca

Les 3 leviers pour financer votre projet de commerce

Pour réunir la somme nécessaire, les entrepreneurs combinent généralement trois sources de financement distinctes.

1. Vos fonds propres (L'apport personnel)

C'est votre ticket d'entrée. Pour rassurer les banques et décrocher des prêts, les conseillers financiers recommandent d'apporter vous-même 20 à 30 % du budget total.

2. Les crédits classiques et les microcrédits

Notre partenaire Belfius propose des solutions de financement professionnel parfaitement adaptées au commerce de détail (prêt d'investissement pour les travaux, leasing pour vos machines ou crédit de caisse pour votre stock).

Si les banques se montrent frileuses ou si votre budget est plus modeste, tournez-vous vers les structures de microcrédit comme Crédal, qui proposent des prêts d'honneur allant jusqu'à 25 000 € assortis d'un super accompagnement.

3. Le coup de pouce des Régions (primes et garanties)

Selon l'adresse de votre futur commerce, l'État peut alléger la facture.

En Wallonie :

  • Chèques-entreprises du SPW Économie : financement partiel de prestations de conseil (business plan, étude de marché, accompagnement à la création).
  • Wallonie Entreprendre (WE) : garanties de crédits et co-financement pour les starters et PME wallonnes
  • Prêt Coup de Pouce : prêt citoyen (de particulier à entrepreneur) avec avantage fiscal pour le prêteur.
  • Microcrédits Crédal : pour les projets sous 25 000 €.
  • Renseignez-vous également auprès du FOREM pour les programmes d'accompagnement à la création d'entreprise.

À Bruxelles :

  • Primes et accompagnement via hub.brussels : l'agence bruxelloise de soutien aux entreprises propose des aides à la création, des programmes de coaching et des mises en réseau.
  • Microcrédits BRUSOC : jusqu'à 25 000 €pour les projets à impact social ou économique à Bruxelles.
  • Actiris : accompagnement et primes à l'emploi si vous embauchez.

Le conseil Xerius

Les aides régionales évoluent régulièrement. Avant d'entamer vos démarches, consultez directement le site du SPW Économie (Wallonie), hub.brussels (Bruxelles) ou le VLAIO (Flandre) pour les programmes en vigueur au moment de votre lancement.

Quelles erreurs éviter lors de la création d'un commerce physique ?

Lancer sa boutique est un marathon. Pour éviter de trébucher juste avant la ligne d'arrivée, gardez en tête ces 5 pièges classiques – et facilement évitables :

1. Signer le bail sans clause de secours

C’est l'erreur la plus coûteuse. Si vous signez votre bail de 9 ans et que, trois mois plus tard, la commune vous refuse votre permis d'urbanisme ou d'environnement, vous êtes coincé financièrement.

  • La solution : Insérez toujours une condition suspensive dans le bail. Elle annule le contrat sans frais si vos permis ou l'accord de l'AFSCA sont refusés.

2. Sous-estimer l'enveloppe des travaux

Les devis de départ sont rarement respectés et les délais ont tendance à s'allonger. Si vous ouvrez avec deux mois de retard, vous devrez payer le loyer sans encaisser le moindre euro.

  • La solution : Ajoutez systématiquement une réserve de 20 à 30 % dans votre budget travaux et gardez une marge de sécurité dans votre calendrier d'ouverture.

3. Choisir son local uniquement "au coup de cœur"

Une jolie façade ou un loyer très bas ne font pas un bon commerce. S'installer dans une rue en perte de vitesse ou sur un trottoir peu fréquenté peut condamner le meilleur des concepts.

La solution : Fiez-vous aux chiffres de votre étude de chalandise et aux flux piétonniers réels, pas à vos émotions.

4. Partir avec un fonds de roulement trop faible

Beaucoup de commerces ferment la première année, non pas par manque d’idées, mais par manque de trésorerie. Les premiers mois servent à vous faire connaître, les bénéfices ne tombent pas tout de suite.
La solution : Conservez l'équivalent de 6 mois de charges fixes sur votre compte professionnel pour absorber le démarrage.

5. Lancer ses ventes sans inscription BCE

En plus de risquer une lourde amende de l'Inspection économique, vous vous exposez à un risque majeur : si un client refuse de payer sa facture, votre demande en justice sera déclarée irrecevable parce que vous n'êtes pas légalement enregistré au moment des faits.

  • La solution : L'inscription en ligne via Xerius ne prend que 1 à 3 jours. Rien de plus simple pour se lancer !

Votre projet est mûr ? Passez de l'idée à la réalité.

De l'inscription officielle à la BCE jusqu'à l'activation de votre numéro de TVA et vos cotisations sociales : Xerius s'occupe de toutes vos formalités obligatoires en un seul endroit. Lancez votre commerce l'esprit léger !

Questions fréquentes sur la création d’un commerce en Belgique

Comment Xerius m'accompagne-t-il pour ouvrir mon commerce ?

En tant que guichet d'entreprises et caisse d'assurances sociales, Xerius s'occupe de toutes vos démarches obligatoires en une seule fois.

Nous activons votre numéro d'entreprise à la BCE, gérons votre enregistrement TVA, vérifions vos accès à la profession (si vous ouvrez à Bruxelles ou en Wallonie) et activons votre couverture sociale d'indépendant. 
Vous pouvez lancer tout votre dossier en quelques clics via My Xerius, ou prendre rendez-vous avec l'un de nos conseillers pour sécuriser votre projet.

Faut-il des qualifications ou diplômes spécifiques pour ouvrir un commerce en Belgique ?

La Flandre et la Wallonie ont supprimé les accès sectoriels à la profession pour les métiers artisanaux et commerciaux. En Région de Bruxelles-Capitale ou en Wallonie, certains secteurs exigent une preuve de compétence entrepreneuriale ou une qualification professionnelle (soins de beauté, horeca, commerce de véhicules d'occasion…).
Xerius vérifie ces conditions d'accès à la profession avant de procéder à votre inscription à la BCE. En cas de doute, consultez-nous avant de vous engager dans des démarches.

Peut-on ouvrir un commerce depuis son domicile en Belgique ?

Oui, pour certaines activités (commerce en ligne, services, artisanat à domicile). Pour un commerce avec accueil de clientèle au domicile, le règlement communal d'urbanisme doit l'autoriser. Certaines communes interdisent ou limitent strictement la clientèle au domicile. Il faut également vérifier que votre bail d'habitation le permet et que votre propriétaire y consent. En cas de doute, consultez votre commune avant de vous installer.

Quel budget prévoir pour ouvrir un commerce physique en Belgique ?

Le budget varie fortement selon le type de commerce et la localisation. En moyenne, comptez : loyer (500 à 5 000 €/mois selon la zone), dépôt de garantie (3 à 6 mois de loyer), aménagement (5 000 à 50 000 €), stock initial (variable selon l'activité), fonds de roulement (6 mois de charges fixes minimum). 

Ajoutez les frais administratifs : guichet, notaire si constitution en société, caisse enregistreuse certifiée pour l'horeca. Construisez votre business plan avec Dexxter ou un comptable.

Qu'est-ce que le bail commercial 3-6-9 et comment fonctionne-t-il ?

Le bail commercial en Belgique dure en principe 9 ans minimum. Le locataire peut le résilier après chaque période de 3 ans (les "triennaux") en respectant un préavis de 6 mois, notifié par acte notarié ou huissier. Le propriétaire ne peut généralement pas résilier avant 9 ans sauf motifs sérieux. À l'expiration, le locataire a un droit au renouvellement : si le bailleur refuse sans motif valable, il doit verser une indemnité d'éviction.

Quelle est la différence entre un permis d'exploitation et un permis d'environnement ?

Le permis d'exploitation (communal) concerne l'exploitation d'un établissement ouvert au public dans certaines communes belges. Le permis d'environnement (régional) concerne les activités classées susceptibles d'affecter l'environnement : bruit excessif, gestion de déchets, produits dangereux, ventilation forcée. 

Ces deux permis sont distincts et peuvent être requis simultanément selon votre activité. Renseignez-vous auprès de votre commune ET de votre région avant de vous engager.

Comment promouvoir son commerce lors de l'ouverture ?

Combinez visibilité en ligne et locale : créez votre fiche Google Business Profile (gratuit et indispensable), activez vos réseaux sociaux locaux, préparez une vitrine soignée et distribuez des prospectus dans les boîtes aux lettres du quartier. Une inauguration est un excellent levier de visibilité. Sudinfo, partenaire Xerius, peut vous aider à faire parler de votre ouverture dans la presse locale wallonne et bruxelloise.

Quelles assurances sont obligatoires pour un commerce physique en Belgique ?

Plusieurs assurances sont obligatoires ou fortement recommandées selon votre activité : RC professionnelle (obligatoire dans de nombreux secteurs), assurance incendie du local (souvent imposée par le bail), assurance véhicule professionnel

Sont fortement recommandées : assurance contenu et stock, assurance perte d'exploitation (pour couvrir vos charges en cas de sinistre), protection juridique. Demandez conseil à un courtier en assurances pour un package adapté à votre type de commerce.

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